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Danger


Haïti-Séisme : L’intérieur, dangereux, l’extérieur, désagréable
by Haiti Press Network


Posted: Jan 18, 2010 13:52 UTC

PORT AU PRINCE (HPN) - Cinq jours après le passage du séisme du 12 janvier, le doute est à son paroxysme chez les rescapés. S’Ils refusent de rester à l’intérieur des bâtiments pour échapper à leur éventuel écroulement, ils évitent aussi l’odeur des cadavres à l’extérieur. 

Les autorités haïtiennes, celles qui ont survécues à la catastrophe, avaient dès le lendemain du désastre conseillé aux rescapés d’éviter de se loger chez eux même si les bâtiments n’étaient apparemment pas touchés. Un consigne que les gens ont pris beaucoup plus au sérieux suite au deuxième passage, moyennant nettement plus faible que le premier, du tremblement de terre ce samedi dans l’après midi.

Au village Solidarité sur la route de l’Aéroport, six personnes ont trouvé la mort hier. Une maison fissurée par le premier séisme leur sont tombée dessus lors d’une réplique. Trois autres personnes ont périt à Pétion-Ville, plus précisément à Delmas 95 à Jacquet Toto, dans les mêmes circonstances. « Ils avaient raison quand ils disaient que rien n’est sûr à l’intérieur des maisons ou aux abords des bâtiments, ces gens auraient du écouter », a lancé Mureille une chrétienne baptiste qui dirige un service d’adoration tous les soirs dans son quartier depuis le jour du drame. 

De plus en plus de personnes préfèrent en effet dormir dans les rues, sur les places publiques, les terrains sportifs ou agricoles, laissant vides leurs maisons. Cependant, pour plus d’un, l’extérieur ne constitue pas un endroit pour se refugier. Interviewé par HPN, Markendy, un étudiant en deuxième année en Sciences comptable et dont l’université a été totalement détruite, croit que l’odeur dégagée des dizaines de corps en putréfaction abandonnés dans les rues est un poison pour l’être humain. 

Une affirmation qui n’est pas forcement vraie selon un docteur interviewé sur la question par téléphone qui toutefois conseille au gens de porter des masques lorsqu’ils se rendent dans les rues. 

Nombreux sont ceux qui appellent à la Radio pour déplorer le fait que d’autres ne cessent de jeter ça et là des cadavres sans tenir compte des conséquences. A Carrefour, les citoyens essaient de fréquenter les rues le moins possible, cette ville où plusieurs milliers de morts sont déjà enregistrés dont 500 élèves d’une même école. 

Compte tenu des conjonctures actuelles, il est impératif de choisir entre les maisons et les rues, « même si certains ne souhaiteraient aucun des deux ». 
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