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EFA Global Monitoring Report

UNESCO : LA CRISE FINANCIÈRE MONDIALE MENACE DE FAIRE RECULER L';ÉDUCATION
New York, Jan 19 2010 11:50AM
Suite à la crise financière mondiale, des millions d';enfants vivant dans les pays les plus pauvres de la planète risquent d';être privés d';accès à l';éducation, met en garde le Rapport mondial de suivi sur l';Education pour tous 2010, publié mardi par l';Organisation des Nations Unies pour l';éducation, la science et la culture (<"http://portal.unesco.org/fr/ev.php-URL_ID=2902&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html">UNESCO).

« Alors que les pays riches s';emploient à redresser leurs économies, de nombreux pays pauvres risquent de voir se dégrader très prochainement leur situation en matière d';éducation », a averti la Directrice générale de l';UNESCO, Irina Bokova. « Nous ne pouvons pas nous permettre qu';une génération d';enfants soit sacrifiée et privée de ses chances d';accéder à l';éducation et de sortir de la pauvreté ».

Alors que 72 millions d';enfants dans le monde ne sont toujours pas scolarisés, l';effet conjugué du ralentissement de la croissance économique, de l';augmentation de la pauvreté et de la pression accrue sur les budgets, pourrait venir entamer les progrès réalisés au cours des dix dernières années.

Le Rapport mondial de suivi sur l';Education pour tous, réalisé chaque année par une équipe indépendante et publié par l';UNESCO, évalue la progression au niveau mondial des six objectifs de l';Education pour tous sur lesquels 160 pays se sont engagés en 2000.

Il note des avancées spectaculaires en matière d';éducation au cours des dix dernières années, ce qui contraste fortement avec la « décennie perdue » des années 1990. Depuis 1999, le nombre d';enfants non scolarisés a diminué de 33 millions et celui des enfants terminant le cycle primaire a augmenté.

En Afrique subsaharienne, le taux des inscriptions est cinq fois plus élevé que dans les années 1990. Des avancées rapides ont notamment été observées au Bénin et au Mozambique.

En Asie du Sud et de l';Ouest, le nombre d';enfants non scolarisés a été largement divisé par deux, notamment grâce à des mesures encourageant l';intégration des filles au système éducatif. En Inde, le nombre d';enfants non scolarisé a chuté de près de 15 millions en deux ans seulement, entre 2001 et 2003.

Les disparités entre les sexes ont elles aussi diminué. En l';espace d';un cycle primaire, le rapport au Sénégal est passé de 85 filles pour 100 garçons à la parité.

« Des chiffres de ce genre démentent l';idée reçue selon laquelle les pays pauvres seraient incapables de progresser rapidement en matière d';éducation », souligne le rapport. Cependant, « de nombreux pays auront beaucoup de mal à atteindre les objectifs adoptés en 2000 car les gouvernements ont été dans l';incapacité de remédier aux inégalités et les donateurs de tenir leurs engagements ».

Les revers en matière d';éducation auront également des conséquences plus profondes. A la veille du grand sommet international de 2010 sur les objectifs du Millénaire pour le développement de l';ONU, le rapport souligne que les opportunités manquées dans le domaine de l';éducation seront autant d';obstacles à  la croissance économique, à la réduction de la pauvreté et aux progrès en matière de santé et dans d';autres domaines.

Selon les auteurs du rapport, l';Afrique subsaharienne doit faire l';objet d';une action prioritaire. Au vu du creusement des déficits budgétaires dans la région, les plans de dépenses pour l';éducation risquent de subir de douloureux réajustements. Conséquence directe de la crise, les dépenses publiques affectées aux systèmes éducatifs de la région pourraient être amputées de quelque 4,6 milliards de dollars par an en 2009 et 2010.

Le rapport exhorte les pays riches et le G20 (principaux pays industrialisés et émergents) à augmenter l';aide à des conditions favorables pour éviter de dégrader les budgets des pays les plus pauvres.

Il estime que les donateurs devront combler un déficit de financement de 16 milliards de dollars par an pour pouvoir atteindre l';objectif d';enseignement primaire universel d';ici 2015. Ces chiffres illustrent la négligence actuelle des gouvernements à l';égard de la lutte contre les inégalités extrêmes. Le monde ne parviendra à scolariser tous ses enfants qu';en mettant la marginalisation au centre des politiques d';éducation.
Jan 19 2010 11:50AM


Don't let economic crisis create a lost generation of children, report warns 

Don’t let economic crisis create a lost generation of children, report warns Education International stands with UNESCO in its urgent call to action for the international community to invest in sustained aid to provide quality education for the most marginalized and poorest learners worldwide.In their comprehensive annual report on progress towards the Education For All (EFA) goals, independent researchers warn that the global economic crisis threatens the significant progress that has been made in the decade since the world agreed to work towards the Millennium Development Goals by 2015. Their EFA Global Monitoring Report 2010, entitled Reaching the marginalized, is to be released 19 January at the United Nations in New York.

While rich countries have "moved financial mountains to stabilize financial systems," they have failed to respond to the needs of the 1.4 billion people who survive on less than $1.25 a day. "Ultimately, the world economy will recover from the global recession, but the crisis could create a lost generation of children in the world's poorest countries, whose life chances will have been jeopardized by a failure to protect their right to education," the report states.

"Education is indeed at serious risk," said Education International General Secretary Fred van Leeuwen. "The economic crisis, coming on top of the food crisis, is pushing millions more into deeper poverty, forcing families to make wrenching choices between nutrition, health and education."

Without an effective international response, van Leeuwen predicted an increase in child labour as families struggle to survive. Widespread malnutrition also has grave implications, even for those who will be able to keep their children in school. As the report states: "Hunger not only threatens lives, but also undermines cognitive development and affects children's future capacity to learn."

Significant progress has been made in the last decade: 33 million more children are in school now than in 1999. But much remains to be done: 72 million children are still denied their fundamental right to education, 54% of them girls. Beyond the gender gap, indigenous children, other ethnic or linguistic minorities, disabled children, rural dwellers, those with HIV: all these groups suffer marginalization in education.

"We must use the crisis as opportunity to effect fundamental change, to create quality education systems that include all," van Leeuwen said, adding that EI intends to continue working along with UNESCO and the Global Campaign for Education to energetically advocate for increased investment in education central to economic recovery.

Teachers are key to any solution: 1.9 million more teaching posts are needed to meet universal primary education by 2015, the report states. It urges governments to deploy skilled teachers equitably and to target financial and learning support to disadvantaged schools.

"The elites of the world have always educated their children well. The real proof of our humanity and our commitment to democracy is how well we educate the poor, those with disabilities, minorities, refugees - in short, the marginalised of our societies," van Leeuwen said.

"EI urges governments everywhere, but especially those in the G20, to heed the call in this important and comprehensively-researched report. It shows the way forward to a more just world, one in which every child would have the fundamental right to education enshrined in the Universal Declaration of Human Rights."

To read the summary of the report, please download it from the UNCESCO website by clicking on this link.

Media contact:
Monique Fouilhoux, EI Deputy General Secretary, on +32 2 224 0643
Nancy Knickerbocker, EI Communications Coordinator, on +32 2 224 0681

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Peter Merckx,
19 Jan 2010, 23:08
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Peter Merckx,
19 Jan 2010, 22:57
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Peter Merckx,
19 Jan 2010, 23:07
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