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Education under attack

L’explosion d’un obus à quelques mètres d’élèves et de leur enseignant tapis dans une école détruite du Kosovo a confronté le journaliste Brendan O’Malley de la plus rude des façons au problème de l’éducation prise pour cible.


Aujourd’hui, à l’occasion du lancement de sa deuxième publication, Education under Attack 2010 [L’éducation prise pour cible 2010], il explique à  EduInfo comment les conflits et la violence continuent de représenter une menace directe pour l’objectif de l’Éducation pour tous. 

Brendan O’Malley, 48 ans, était chef du service international de l’hebdomadaire britannique The Times Educational Supplement  lorsqu’il a été confronté pour la première fois au problème de l’éducation prise pour cible.    

« En février 1999, je visitais une école au Kosovo, où toutes les maisons avaient été enflammées par les Serbes. La population albanienne locale était revenue après avoir passé plusieurs mois cachée dans la forêt. Il y avait de la neige partout, il gelait et les trois générations des familles se blottissaient autour du poêle dans une pièce unique, plongée dans l’obscurité.  

« L’école avait été bombardée et saccagée, mais la seule chose qui semblait donner aux gens un peu d’espoir était le fait que les enseignants continuaient de dispenser les cours aux enfants sans être rémunérés. » 

« J’étais en train de parler avec le directeur, lorsqu’il y eut une énorme détonation et que le sol trembla. Je lui ai demandé ce qui se passait. Il répondit : ‘Ils bombardent de nouveau. Ils font ça tous les jours, simplement pour nous rappeler qu’ils sont là.’ Les sourcils froncés des enfants témoignaient de leur stress et je me suis demandé comment il était possible d’apprendre dans un tel contexte. Néanmoins, dans cette atmosphère où régnaient la peur et la destruction, l’éducation était la seule source de stabilité. » 

Brendan O’Malley a encore enrichi son expérience dans ce domaine lorsque son hebdomadaire a lancé une campagne sur l’Éducation pour tous présentant en détail les restrictions imposées par les taliban au système éducatif afghan et les effets des attaques sur les écoles pendant deux décennies de guerre.  

En 2006, après l’assassinat de Safia Ama Jan, enseignante et défenseur des droits des filles et des femmes à Kandahar, en Afghanistan, M. Koïchiro Matsuura, qui était alors Directeur général de l’UNESCO, a annoncé que l’Organisation conduirait une étude sur les violences dirigées contre les personnels de l’éducation du monde entier et sur ce qui pourrait être fait pour améliorer la sécurité.   

M. O’Malley, consultant indépendant pour l’UNESCO et l’Internationale de l’éducation, a conduit des recherches et rédigé L’éducation prise pour cible (2007), le premier rapport mondial sur les violences politiques et militaires dirigées contre les personnels, élèves, enseignants, représentants des syndicats et gouvernements, et institutions du secteur de l’éducation sur une période de dix ans.   

Le nouveau rapport, Education under Attack 2010, lancé le 10 février, va encore plus loin car il aborde un problème plus répandu et plus grave qu’on ne le pensait jusqu’à présent tout en esquissant des solutions qui sont autant de lueurs d’espoirs.   

La lecture de la publication est édifiante. Elle décrit, notamment, des attaques à l’acide lancées contre des fillettes en Afghanistan, le dynamitage des bâtiments d’une école en Inde, l’assassinat de syndicalistes enseignants et les menaces de mort proférées à l’encontre d’enseignants en Colombie, le recrutement forcé d’enfants soldats dans des écoles de la République démocratique du Congo et le meurtre d’universitaires en Irak et ailleurs.   

M. O’Malley souligne que les effets de cette violence vont au-delà de la mort, des blessures et des dégâts  physiques. « L’impact psychologique des attaques est tel que, parfois, les enseignants sont terrifiés à l’idée de reprendre le travail et que les enfants sont trop distraits pour pouvoir apprendre, » dit-il.  

Le rapport présente en détail les raisons nombreuses et variées pour lesquelles l’éducation est prise pour cible.  

“Dans certains pays, il semble que le type d’apprentissage ou la langue dans laquelle il est dispensé soient un mobile. Par exemple, dans les provinces à l’extrémité sud de la Thaïlande, où les rebelles luttent pour l’autonomie et où la plupart des gens sont des musulmans parlant le malais, les écoles sont considérées comme des instruments d’assimilation parce que l’enseignement y est dispensé en langue thaï, et non pas dans la langue locale, parce qu’on y promeut le bouddhisme et parce que la version de l’histoire thaï que l’on y enseigne est contestée par les groupes armés, » a déclaré M. O’Malley.  

“Parmi les raisons idéologiques, on peut mentionner la version conservatrice de l’Islam défendue par les taliban dont les convictions s’opposent à l’éducation des filles ou à l’enseignement laïc. Les écoles peuvent également être considérées comme les symboles du pouvoir gouvernemental, ou de l’aide occidentale. En Afghanistan, par exemple, la frontière entre les opérations d’aide et les opérations militaires est devenue floue. Lorsqu’ils tentent de gagner les cœurs et les esprits, les hommes politiques et les généraux doivent se souvenir que l’aide militaire apportée à la construction d’une école peut faire augmenter les risques de voir cette école prise pour cible. Enfin, il y a le simple fait que les enseignants et les enfants sans armes constituent des cibles faciles à attaquer.”  

Il estime que ses deux rapports ont seulement permis d’enclencher un processus qui doit être poursuivi et élargi. Depuis la publication de la première étude, le nombre des attaques et des pays dans lesquels elles ont été perpétrées a considérablement augmenté.  

« Nous disposons de vingt fois plus d’informations et de données sur les incidents qu’à l’époque de l’élaboration du premier rapport et la nouvelle étude couvre un nombre de pays nettement plus important, avec davantage de détails sur les attaques contre l’enseignement supérieur, mais d’autres recherches s’avèrent nécessaires. Nous ne pouvons pas contrer les attaques sans comprendre totalement pourquoi elles ont été lancées, » a déclaré M. O’Malley.   

« Nous avons également besoin de beaucoup plus d’informations sur l’impact à long terme des attaques lancées contre les systèmes éducatifs ; par exemple, leur effet dissuasif sur le recrutement des enseignants. » 

Même si l’on tient compte du fait que le nombre des incidents rapportés est en augmentation, on constate une hausse brutale des attaques menées en Afghanistan ; elles sont en effet passées de 241 en 2007 à 670 en 2008. Avec 356 écoles détruites ou endommagées, le Pakistan a également été victime d’une forte augmentation des attaques en deux ans. En Inde, plus de 300 établissements scolaires ont subi les assauts de rebelles maoïstes. Les opérations militaires conduites à Gaza et en Géorgie ont par ailleurs infligé des dommages à des centaines d’écoles, universités ou autres établissements d’enseignement.   

Dans certains cas, c’est la nature même des attaques qui a changé. En Thaïlande, le nombre d’écoles attaquées a quadruplé entre 2006 et 2007, puis a reculé. En revanche, les attaques menées contre des enseignants ou contre les gardes les escortant ont augmenté en 2009. Il se peut que les rebelles aient concentré leurs attaques sur les patrouilles de sécurité et les escortes d’enseignants parce que le gouvernement avait dépêché des forces paramilitaires pour défendre les écoles. D’autre part, les écoles primaires et secondaires n’ont pas été les seules à avoir été touchées.   

« L’enseignement supérieur n’est pas épargné et ce sont souvent des forces gouvernementales qui s’attaquent aux universitaires. Alors que l’enseignement supérieur revêt une importance fondamentale pour le développement d’un pays, l’usage de la force et de la brutalité est souvent privilégié par rapport à l’échange de vues, » dit-il.   

Parmi toutes les mauvaises nouvelles, quelques-unes sont bonnes. Le rapport de 2010 fait état de deux constatations intéressantes : le fait qu’il existe des possibilités d’argumenter et de négocier avec ceux qui sont déterminés à attaquer l’éducation, et que dans toutes les communautés impliquées dans l’éducation, le risque d’attaques semble avoir diminué.   

Dans le sud de l’Afghanistan, où 670 écoles sont restées fermées en raison de la menace que font peser les attaques et l’insécurité, les chefs taliban se sont assis autour d’une table avec des membres de la communauté afin de discuter de leurs appréhensions concernant le fait que les écoles puissent véhiculer des contenus et des valeurs anti-islamiques. Les compromis se sont notamment traduits par le changement de nom d’un établissement – une école est ainsi devenue une medersa – ou par l’autorisation de vérifier les curricula et les matériels pédagogiques dans le but d’y retirer tout contenu considéré comme anti-islamique. Au terme de ces négociations, 161 écoles ont pu rouvrir leurs portes en 2009. 

Les recherches suggèrent également que lorsque les communautés se sont approprié leurs écoles ou lorsqu’elles sont impliquées dans la défense des écoles, les risques d’attaques diminuent.   

« Des progrès sensibles ont été réalisés et pourraient être exploités dans des régions plus vastes. La situation n’est pas aussi tranchée que celle présentée par la presse qui estime, par exemple, que tous les taliban sont radicalement opposés à l’éducation des filles, » a déclaré O’Malley.

 « Concevoir des curricula et des façons de gérer les écoles qui tiennent compte des langues, de l’histoire, de la culture et de la religion des parents, et impliquer les parents dans la gestion des écoles, sont de toutes façons des facteurs très importants d’une éducation de qualité, » dit-il.  

Le droit relatif aux droits de l’homme et le droit humanitaire qui couvrent ces incidents doivent être appliqués aux niveaux national et international. De nombreux efforts doivent encore être déployés pour améliorer la surveillance et le signalement des attaques et mettre leurs auteurs face à leurs responsabilités. M. O’Malley suggère qu’une campagne soit menée sans relâche afin de sensibiliser la communauté internationale à ce problème et d’encourager des enquêtes médiatisées qui auront un effet dissuasif sur les auteurs potentiels des attaques.   

“Nous devons encourager les enquêtes nationales et internationales sur les crimes de guerre dans certaines des situations où les attaques contre des écoles et des enseignants trouvent un écho dans les médias et où les auteurs ont clairement présenté leurs intentions par le biais d’injonctions et de déclarations publiées,” a dit M. O’Malley. « L’Afghanistan, le Pakistan, l’Inde et la Thaïlande sont de bons exemples de pays confrontés à de telles situations. »

Il encourage à construire sur les conclusions du Séminaire d’experts internationaux organisé par l’UNESCO à Paris en septembre 2009. Cet événement a réuni un grand nombre d’acteurs de la protection, de l’éducation et du droit afin d’analyser les recherches et les pratiques existantes et d’élaborer les étapes qui doivent être franchies dans les années à venir. Parmi les principales recommandations faites lors du séminaire, il convient de citer l’amélioration de la surveillance et de la prévention des attaques, des solutions qui peuvent être apportées et de la responsabilisation des auteurs.  

D’autre part, des modifications du droit international visant à interdire l’utilisation des écoles et des établissements d’enseignement à des fins militaires ; et l’amélioration de la formation des soldats, responsables et  conseillers juridiques militaires  devraient être envisagées.  

« Je pense que dans de nombreux cas, l’impact de ces attaques sur l’éducation n’a tout simplement pas été imaginé par les hommes politiques et les responsables militaires.  Outre les décès et les blessures, les années d’éducation perdues peuvent briser la vie d’une génération d’enfants. Le fait que la destruction de l’éducation rend encore plus vulnérables des pays déjà fragiles n’est pas encore totalement compris, » dit-il.  

Biographie

Brendan O’MALLEY est journaliste, auteur et réalisateur de documentaires. Il est consultant indépendant pour l’UNESCO et l’Internationale de l’éducation. Il est l’auteur de Education under Attack,  un rapport mondial sur les violences politiques et militaires dirigées contre les personnels, élèves, enseignants, représentants des syndicats et gouvernements, et institutions du secteur de l’éducation. Il était chef du service international de l’hebdomadaire britannique The Times Educational Supplement  et écrit sur l’éducation, le développement et les conflits pour des journaux du monde entier. Il est également l’un des membres fondateurs de University World News.

Extrait de Education under Attack 2010


A shell exploding just feet away as pupils and teacher cowered in a shattered school in Kosovo brought home to journalist Brendan O’Malley in the harshest of ways the problem of education under attack.

Now with the launch of his second publication, Education under Attack 2010, he talks to EduInfo about how conflict and violence continue to pose a direct threat to the goal of Education for All.

Brendan O’Malley, 48, was working as International Editor of the Times Educational Supplement when he first became exposed to the problem of education under attack.   

“In February 1999 I was visiting a school in Kosovo, where all the houses had been torched by Serbs. The local Kosovo Albanian population, had returned after hiding in the forest for months. There was snow all around and it was freezing, and each family of three generations was living huddled around a stove in a singled blackened room.

“The school had been shelled and ransacked, but the one thing that seemed to give people hope was that teachers were working without pay to keep lessons going for the children. 

“I was talking to the head teacher when there was a huge thud and the ground shook. I asked what it was. He said: ‘They are shelling again. They do this every day just to remind us they are there.’ The children’s furrowed brows showed their stress and I wondered what it must be to learn in a situation like that. At the same time education was the only stability in a climate of fear and destruction.” 

His experience in the field was further enriched by a campaign by his newspaper on Education for All which detailed Taliban restrictions on the education system in Afghanistan and the effect of attacks on schools during two decades of war. 

In 2006 after the assassination of Safia Ama Jan, a teacher and champion of girls’ and women’s rights, in Kandahar, Afghanistan, Mr Koïchiro Matsuura, then Director-General of UNESCO, announced that UNESCO would conduct a study into violence directed against educational personnel worldwide and into what could be done to improve security.  

Mr O’Malley, who works as an independent consultant for UNESCO and Education International, researched and wroteEducation under Attack (2007), the first global study of  political and military violence targeted against education staff, students, teachers, union and government officials, and institutions over a ten-year period.  

The new report, Education under Attack 2010, launched on February 10, takes the story further revealing a problem reportedly more widespread and serious than previously thought alongside hopeful glimmers on where solutions may lie.  

The publication makes sobering reading detailing, among others, acid attacks on young girls in Afghanistan, the dynamiting of school buildings in India, the assassination of teacher trade unionists and death threats made to teachers in Colombia, the forced recruitment of child soldiers from schools in the Democratic Republic of the Congo and the murder of academics in Iraq and elsewhere.  

Mr O’Malley makes the point that the effects of this violence go beyond death, injury and physical damage. “The psychological impact of attacks can be so great that teachers are too terrified to turn up to do their job or children are too distracted to learn,” he said.  

The report details the many and varied reasons why education is targeted. 

“In certain countries the type of learning itself or the language it is delivered in seems to be a motive. For example in the Southern provinces of Thailand where rebels are fighting for autonomy and most people are Malay-speaking Muslims, schools are seen as tools of assimilation because education is delivered in the Thai language, instead of the local one, promotes Buddhism and includes a version of Thai history that the armed groups dispute,” said Mr O’Malley.  

“Ideological reasons could include the Taliban’s conservative version of Islam which sees girls’ or secular education as contrary to their beliefs. Schools may also be seen as symbols of government power,  or Western aid. In Afghanistan, for example, the line between aid and military operations has become blurred. When they are trying to win hearts and minds, politicians and generals need to be aware that military support for school construction can increase  the risk of those schools being targeted.  Finally there is the simple fact that unarmed teachers  and children make a soft target that is easy to attack.”  

He believes his two reports have only begun a job that must be continued and expanded. Since the first study there has already been a marked increase in the number of attacks reported, across a greater number of  countries.  

“We have twenty times as much information and data about incidents as we did for the first report and it covers a much larger number of countries, with more details about attacks on higher education too, but more research is needed. We can’t counter attacks without fully understanding why they are carried out,” said Mr O’Malley.   

“We also need much more information about the long-term impact of attacks on education systems – for instance their effect on deterring recruitment of teachers.” 

Even taking into account the increased reporting there has been a spike in attacks in Afghanistan: 670 in 2008, up from 241 in 2007. Pakistan has also seen a huge increase in two years, with 356 schools destroyed or damaged, and India suffered attacks on more than 300 school buildings by Maoist rebels. Military operations in Gaza and Georgia also inflicted damage on hundreds of schools, universities and other education factilities. 

In some cases the nature of the attacks themselves has changed. In Thailand the numbers of schools attacked quadrupled between 2006 and 2007, then fell right back, but the number of attacks on teachers or guards escorting them has risen in 2009 possibly because since the government posted paramilitaries at schools to defend them, rebels have concentrated on hitting security patrols and escorts for teachers. And it is not only primary and secondary education that is hit.  

“Higher education is also a target and it is often government forces themselves who target academics. We know that higher education is crucial for the development of a country but often brute force is favoured over intellectual argument,” he said.   

Among the bad news there is some good. The 2010 report reveals two interesting findings; the fact that there is room to manoeuvre and negotiate with those intent on attacking education and, that where communities are involved in education, the risk of attack appears to be reduced.   

In southern Afghanistan, where 670 schools were kept closed by the threat of attacks and insecurity, Taliban leaders have been brought to the table with community members to address fears that schools were promoting anti-Islamic content and values. Compromises have included changing the name of an establishment from ‘school’ to ‘madrasa’ or allowing the checking of  curricula and educational materials with a view to removing any content found to be anti-Islamic.  As a result of negotiations 161 schools were reopened in 2009. 

“These are important breakthroughs that could be scaled up over larger areas. The situation is not as black and white as the press portrays it, with, for example, all Taliban diametrically opposed to girls’ education,” O’Malley said  

“Establishing curricula and ways of running schools that are sensitive to parents’  language, history, culture, and religion, and involving parents in the running of schools, are all important factors in providing good quality education anyway,” he said.  

At national and international level human rights law and humanitarian law covering such incidents must be enforced. There is much work to be done to further improve the monitoring and reporting of attacks and to bring perpetrators to account. Mr O’Malley suggests that a relentless campaign of advocacy is needed to bring awareness of this problem to the world’s attention and encourage high-profile investigations that will act as a deterrent to would-be perpetrators.  

“We need to encourage national or international war crimes investigations in some of the situations where attacks on schools and teachers are well publicized and the perpetrators have made their intentions clear through published orders and declarations,” said Mr O’Malley. “Afghanistan, Pakistan, India and Thailand are good examples.” 

He advocates building on the groundbreaking International Experts’ Seminar organized by UNESCO in Paris in September 2009 which brought together a range of actors in protection, education and law to take stock of existing research and practices and work out the next steps needed. Key recommendations included the improving of monitoring of attacks, prevention,  response and accountability. 

In addition changes to international law to ban the use of schools and education facilities for military purposes;  and improved training of soldiers, commanders and military legal advisers should be considered..  

“I think in many cases the impact that attacks have on education has simply not been thought about by politicians and commanders. Apart from the deaths and injury, the lost years of education can blight the lives of a generation of children, and it is not yet fully understood that the destruction of education makes fragile countries even more vulnerable,” he said.  

Excerpt from Education under Attack 2010

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Peter Merckx,
11 Feb 2010, 00:40
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