Education Haiti

        

LE SYSTEME SCOLAIRE A HAITI       http://www.eduhaiti.gouv.ht

  
Dans un pays où 70 à 80 % de la population est analphabète, l’école représente l’avenir. D’elle la population attends de grands espoirs ; elle est le seul moyen d’accès à la culture, elle transmets les valeurs et symbolise le changement pour tout un peuple.

Cependant dans une société en pleine mutation, secouée par des crises politiques et sociaux à répétition, l’école ne peut plus se contenter de son rôle de trie et de reproduction de l’élite. Elle à un devoir envers son peuple et doit s’adapter au mutation sociologique. Le système éducatif haitien remplit – il pleinement sa fonction ?


L’éducation nationale ou le ministère « fantôme » d’Haiti

En Haiti, on ne peut parler d’un système éducatif qui accomplirait son devoir public, répondant à la satisfaction du pays : Former les jeunes et leur permettre d’accéder à une profession.

Bien au contraire, le réseau scolaire est multiple et complexe. Une grosse machinerie à exclusion sociale ; Beaucoup de ces écoles appartiennent à un secteur dit « informel», elles ne sont régies pour la plus part par aucune loi. 
Tout le monde ou presque peut s’improviser « professeur » des écoles. Comme matériel pédagogique ? l’abécédaire, un arbre ombrager fera office de toit, quelques bancs, un morceau de planche en guise de tableau…

Parallèlement à ces écoles anarchiques, existent les secteurs privés : religieuses ou laïques dont la durée de vie va dépendre des moyens financiers et de la qualité de leurs services.


Chaque année, de nombreux étudiants arrivent sur un marché déjà encombré de chômeurs sans bagages réels. Difficile dans ses conditions de mettre les chances de son côté dans un pays où la sélection est d’autant plus rude.


Les écoles prodiguant un enseignant de qualité avec des professeurs compétents sont très peu nombreux. D’ailleurs les frais de scolarisation sont inaccessibles au grand nombre. Seule la moyenne et la haute bourgeoisie peuvent y faire face. De plus, les provinces sont complètement oubliées…2/3 des établissements secondaires et professionnels se concentrent dans les grandes villes dont une bonne partie dans la capital.

Comment les provinciaux peuvent –ils faire face aux frais de déplacements, de logements alors qu’ils ont à peine de quoi subsister ?

Le ministère à bien fait une tentative "hypocrite "de réforme du système éducatif, réforme boudée par les concernés. En effet comment faire le contraire lorsque les moyens financiers, structurels et techniques ne sont pas réunis pour permettre aux écoles de fonctionner normalement ?

D’autre part comment un état chancelant comme celui d’Haiti, secoué par des coups d’état à répétition et plus préoccupé par les besoins de la minorité bourgeoise peut – il accorder une quelconque importance à la formation de sa jeunesse qui compose pourtant une grande partie de sa population ? ( plus de la moitié de la population à moins de 25 ans)

Tu seras philosophe mon fils »

De nombreux étudiants sont attirés par des professions dites intellectuelles : médecin, avocat, agronome, et surtout…philosophe.

Mais la réalité est tout autre. Que peut faire un philosophe en Haiti ? Enseigner ? Avec un peu de chances, opiner sur les pratiques du gouvernement ? encore oui mais avec une durée de vie assez courte car si le mot « liberté » est inscrit depuis peu dans la constitution ; il en est seulement inscrit …pour la forme.

Bon alors avocat. Tentant, très tentant mais là aussi une question : l’armée ne joue t-elle pas ce rôle ? D’un seul coup d’œil, plaidoirie ou pas, le goulag, l’échafaud attend. Coupable ou pas, là n’est pas la question. Là-bas des hommes décident si vous devez vivre ou mourir. Et pour gagner quelques années sur sa vie, il vaut mieux être avec que contre le pouvoir en place. De nombreuses disparitions non expliqué ( où sont les agents Dana et Mulder ?) Attestent ses dires.

 
Alors quelle alternative pour l’étudiant haitien ?

De nombreux problèmes lattent doivent être réglés au plus vite :

- Dans quelle langue enseigner ? Français, créole ?

- Les enseignants sont ils suffisamment formés ? Car la transmission du savoir mérite une certaine compétence que le professorat recruté ‘à la vaille que vaille ‘ ne semble pas tous posséder.

- Et bien sûr le plus gros point à souligner est le rôle quasi absent de l’état. L’éducation de jeunes devrait être un des points phares de son programme car la jeunesse n’est - elle pas l’avenir d’un pays ?

lycée haitien
Ċ
Peter Merckx,
12 Jan 2010, 05:24
Ċ
Peter Merckx,
12 Jan 2010, 05:26
Ċ
Peter Merckx,
12 Jan 2010, 05:30
Ċ
Peter Merckx,
12 Jan 2010, 05:31
Ċ
Peter Merckx,
12 Jan 2010, 05:33
Ċ
Peter Merckx,
12 Jan 2010, 05:33
Ċ
Peter Merckx,
12 Jan 2010, 05:31
Ċ
Peter Merckx,
12 Jan 2010, 05:34
Comments