RDC

L’enseignement en Rdc se révèle le plus grand défi à relever parmi les cinq chantiers de Joseph Kabila      

 
                                    




                                                                                                                                                                                                                              http://www.eduquepsp.cd

Longtemps négligé sous la 2ème République au vu de la modicité de la part du budget national y alloué, l’enseignement est le secteur n° 1 à privilégier parmi les cinq chantiers du programme de reconstruction.Dans son discours d’investiture en qualité de pre mier chef de l’Etat élu démocratiquement mercredi 06 fé vrier 2006, le président de la République Joseph Kabila n’a fait que marteler sur sa politique de consolidation de l’autorité de l’Etat pour un Congo uni et fort tout en insistant sur une relance dynamique de la production sur le plan socio-économique. Cette dernière est bien résumée dans: « Mes 100 propositions pour un Congo Nouveau », document paru en juin 2006, cette allocution du chef de l’Etat a été bien accueillie dans le milieu des analystes de tous bords.

En effet, l’histoire générale de développement des Nations prouve que le facteur clé qui leur a permis de connaî tre l’apogée sur le plan socio -économique est le coût des fonds investis dans le do maine de l’éducation de la jeu nesse. Mais hélas, il y a plus de 20 ans que le budget na tional de l’Etat congolais con sacre plus ou moins 5% de ses prévisions à l’enseigne ment. Cette négligence coupable de l’Etat a causé du tort aux jeunes et a tué à petit feu la nation entière. Comme l’Etat a décliné ses respon sabilités en deux décennies en matière d’éducation, la première conséquence di recte fut la naissance et la profusion des écoles du sec teur dit privé. 

Cer tes, ces écoles furent et sont d’un secours considérable dans la formation des jeunes. Mais la déviation lue en elles axée entre autres sur un cer tain clientélisme qui les Caractérise dans la mesure où les élèves « clients » sont gardés dans les effectifs malgré leur résultat à la fin d’une évaluation a fait que les col lèges et athénées de grand renom qui jadis ont formé la plupart des cadres de notre pays soient plus ou moins contaminés par cette dévia tion et fassent faillite. Les ef fectifs sont exagérés, la rigu eur et la discipline ont diminué, l’esprit d’émulation a dis paru. Le deuxième corollaire a été motivé par un acte grave posé par
une autorité politi que responsable de l’éduca tion nationale à savoir: la suppression de l’exercice de dis sertation à la session des examens d’Etat sanctionnant la fin des études secondaires pendant 7 ans soit de 1987 à 1993.

Aussi a-t-on constaté pen dant toute cette période un relâchement, un désintéres sement pour la dissertation. Cet exercice d’esprit testant la maturité, le bon sens, la capacité d’appréciation et de jugement pour la jeunesse. Il a été lance sur le marché des milliers des diplômés d’Etat ne maîtrisant pas l’écrit et demeurant artificiels dans le raisonnement et la réflexion. De façon innocente, l’univer sité est obligée de leur ouvrir ses portes et demeure inca pable de les faire passer de leur niveau de rabais à la mesure convenable.

Cette situation est facile à comprendre. L’université dans son rôle premier n’enseigne pas aux étudiants les notions scientifiques rudimentaires, mais elle part du fondement lancé aux deux cycles précé dents pour inculquer à ses disciples les principes d’analyse, de recherche et d’invention. Le candidat universitaire qui a donc raté sa formation de base aura échoué toute sa vie profes sionnelle. Les finalistes re commandés par leurs établissements pour la recherche et un stage professionnel cons tituent un exemple poignant. Ils torturent ou mieux marty risent la langue de Voltaire à leur guise: fautes monstrueu ses d’accord, usage abusif des articles, phrases agram maticales.

Le tableau tel brossé ci- haut constitue un désastre, une hécatombe voire un crime contre l’humanité. Voilà le plus grand défi à relever pour le gouvernement de la 3ème République dite démocratique et sensé appliquer les princi pes de bonne gouvernance, de respect de la respublica, du droit à la vie garanti pour tous les congolais, du partage des biens de l’Etat avec ceux qui le méritent... Car, le fléau le plus grave qui freine le développement des congolais est d’ordre mental. Un lavage de cerveau est plus qu’impé rieux. L’intellectuel congolais Mabika Kalanda avançait déjà à ce sujet des propos prophé tiques à la parution de son oeuvre : la remise en question, base du développement.

Nous sommes obligés de prendre conscience des maux qui ont rongé le pays pendant des décennies et chercher à les éradiquer cha cun dans son secteur de tra vail pour l’intérêt supérieur de la patrie.

Le gouvernement dont la liste venait d’être publiée a donc de pain sur la planche. Secondé par d’autres institu tions d’appui à la démocratie, son plus grand défi à relever à notre humble avis est celui de faire du secteur de l’éducation sa priorité des priori tés. Pas comme slogan creux mais y investir des sommes faramineuses d’argent afin que le crime intellectuel commis jusqu’alors ne devienne meurtre universel. Sur le plan purement didactique, l’auto rité s’attellera à refondre les programmes d’enseignement à tous les degrés afin de les adapter aux besoins réels de développement. Un accent particulier sera mis sur Il filière technique.

Kitumbo Matthieu/La Référence Plus 


"La baisse du niveau de l’enseignement en RDC est due à la modicité du budget y alloué"

Le niveau de l’enseignement est à la baisse en R.d.C pour plusieurs raisons entre autres la carence des infrastructures scolaires, le manque des matériels didactiques et la non-motivation des enseignants. Et il s’avère de plus en plus vrai que les élèves ne maîtrisent pas la langue de l’enseignement qui est le français. Pour renverser la tendance, il faut que l’Etat mette les moyens et motive les enseignants, et enfin reforme l’actuel système éducatif pour le rendre compétitif.


"Le bas niveau de notre enseignement est dû à des causes multiples. Il est tout d’abord lié à la déliquescence de la société congolaise en général. Dans une situation de crise socio-politique durable comme celle qu’a traversée notre pays, il va de soi que nous n’ayons pas un système éducatif performant", explique M. Prosper Lituli Gay, Inspecteur Général de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel dans une interview à notre magazine.

AFRIQU’ECHOS MAGAZINE : Vous venez d’être confirmé par arrêté ministériel comme Inspecteur Général de l’enseignement primaire et professionnel, quelles sont les tâches dévolues à l’inspection générale ?

Prosper Lituli Gay : L’Inspection générale de l’EPSP est l’un de grands Services de l’Etat qui a une mission trilogique : contrôle classique, évaluation et formation. Concrètement, elle s’occupe du contrôle du système éducatif ; fait l’évaluation des connaissances des élèves et forme le personnel enseignant en cours d’emploi. Il y a peu de temps, le Ministère de tutelle vient de lui confier une mission supplétive, celle d’identifier les élèves ; d’imprimer et de délivrer des pièces scolaires au travers de la création d’un nouveau service dénommé SERNIE-ILPS

A.E.M : _Le niveau de l’enseignement est au rabais, à quoi attribuez-vous cette baisse ?

PLG : Le bas niveau de notre enseignement est dû à des causes multiples. Il est tout d’abord lié à la déliquescence de la société congolaise en général. Dans une situation de crise socio-politique durable comme celle qu’a traversée notre pays, il va de soi que nous n’ayons pas un système éducatif performant. En outre, les crédits alloués au secteur de l’éducation sont insignifiants par rapport à la croissance exponentielle du nombre des élèves et par rapport à certains autres pays africains dont le pourcentage dépasse les 15% du budget national ; le 1% du budget alloué paraît comme une goutte d’eau dans un sol désertique. Et si, l’école n’a pas par bonheur perdu sa place dans la société ; par contre, la fonction d’enseignant a été fortement dévalorisée.

A.E.M. Que préconisez-vous pour relever ce bas niveau de l’enseignement ?

PLG. A mon sens, le financement de l’enseignement devrait permettre à équiper des écoles des moyens didactiques et d’autres infrastructures scolaires ; la révalorisation de la fonction enseignante aura des effets multiplicateurs sur tout le système éducatif. Il y a eu des Etats généraux de l’Education en 1996 et les différents séminaires et ateliers ; il en ressort que ce marasme est un problème conjoncturel et des moyens et non d’hommes. Il suffit de mettre des moyens conséquents et de motiver les enseignants, tout ira mieux. N’empêche, l’Etat doit également repenser les programmes et les modèles pour les adapter aux donnes du moment.

A.E.M. Peut-on dire qu’aujourd’hui la RD Congo a un personnel enseignant suffisant et compétent ?

PLG. Assurément, notre pays a fourni un grand effort de formation de cadres de haut niveau et dans des disciplines variées et aux compétences éprouvées. Mais les disparités entre les villes et les campagnes font qu’un grand nombre d’enseignants optent tout naturellement pour les milieux urbains pour des raisons que vous devinez facilement. Cette situation fait que l’école rurale se vide petit à petit de ses enseignants.

A.E.M. On constate de plus en plus un taux élevé de déperdition scolaire, quelles mesures préconisez-vous pour inverser la tendance ?

PLG. Comme je l’ai évoqué précédemment, la crise multidimensionnelle qui caractérise la société congolaise depuis plus de trois décennies n’est pas de nature à favoriser l’éducation des jeunes, surtout celle des jeunes filles. L’école s’est démocratisée sous d’autres cieux et il y a des lustres ; tandis que chez nous, l’instruction est devenue un luxe réservé à une bourgeoisie. L’Etat doit éviter de tuer des Mozart en favorisant une éducation de qualité pour tous et en garantissant un minimum vital digne et acceptable pour le commun de nos concitoyens.

A.E.M. La non maîtrise du français qui est la langue de l’enseignement est aussi un de facteurs de la baisse du niveau de l’enseignement, que faire pour y remédier ?

PLG. Cela est vrai et l’Inspection Générale del’Enseignement s’y penche à travers des séances d’animation pédagogique sur ce sujet afin de réduire le taux d’échecs scolaires.

A.E.M. Il vient d’être organisées en 2004 les premières épreuves des Examens d’Etat de la réunification de tous les territoires congolais, quelles sont les facilités dont vous avez bénéficié ?

PLG. Votre question est lumineuse car il y a un mariage de raison entre l’Examen d’Etat et l’unité nationale. Pour rappel, ces épreuves existent depuis 1967 et ont résisté à toutes les turbulences que notre pays a connues. La tenue de ces épreuves à travers toute la République durant la balkanisation de la RD Congo suite à des rébellions à répétition est un symbole fort et le ferment de notre unité nationale. C’est l’unique maillon de l’administration qui couvrait tout le territoire national. Je profite de cette occasion pour rendre un hommage appuyé aux organismes du système des Nations Unies qui ont assuré le transport et la sécurité des épreuves. Avec la réunification des territoires, aucune récompense ni facilité n’a été accordée à l’IGE qui mériterait bien une médaille civique.

A.E.M : Quelles sont des mesures prises pour éviter les fuites, la tricherie et la fraude ?

PLG. Vous faites mention des fuites, tricherie et fraude lors des épreuves de l’Examen d’Etat ? Les mécanismes que nous avions mis en place sont consubstantiels à l’Examen d’Etat et l’IGE les affinent au fil des sessions. La sériation des items, le mixage inter optionnel dans les salles ainsi, que d’autres procédés en usage procèdent de la logique volontariste d’organiser une évaluation normative, objective garantissant les mêmes chances de réussite à tous les candidats. Comme il est naturel aux élèves les plus faibles à recourir à ces genres de pratiques anti-pédagogiques dues à une maîtrise insuffisante et un déficit des matières enseignées, nous tenons compte de tous ces enjeux car ces épreuves sanctionnent la fin des études secondaires du cycle long. Certains tricheurs organisés ont même développé la forme la plus astucieuse et la plus pernicieuse que représente la substitution des candidats et L’IGE s’y investit en sévissant par l’usage et le contrôle méticuleux des macarons.

A.E.M : Votre mot de la fin.

PLG. Je vous remercie pour nous avoir offert ces lignes afin de présenter au public l’IGE et comment elle s’emploie pour accomplir la lourde mission lui confiée par l’Etat. |Propos receueillis par Herman BANGI BAYO| Kinshasa-RD Congo


Longtemps négligé sous la 2ème République au vu de la modicité de la part du budget national y alloué, l’enseignement est le secteur n° 1 à privilégier parmi les cinq chantiers du programme de reconstruction.Dans son discours d’investiture en qualité de pre mier chef de l’Etat élu démocratiquement mercredi 06 fé vrier 2006, le président de la République Joseph Kabila n’a fait que marteler sur sa politique de consolidation de l’autorité de l’Etat pour un Congo uni et fort tout en insistant sur une relance dynamique de la production sur le plan socio-économique. Cette dernière est bien résumée dans: « Mes 100 propositions pour un Congo Nouveau », document paru en juin 2006, cette allocution du chef de l’Etat a été bien accueillie dans le milieu des analystes de tous bords.

En effet, l’histoire générale de développement des Nations prouve que le facteur clé qui leur a permis de connaî tre l’apogée sur le plan socio -économique est le coût des fonds investis dans le do maine de l’éducation de la jeu nesse. Mais hélas, il y a plus de 20 ans que le budget na tional de l’Etat congolais con sacre plus ou moins 5% de ses prévisions à l’enseigne ment. Cette négligence  coupable de l’Etat a causé du tort aux jeunes et a tué à petit feu la nation entière. Comme l’Etat a décliné ses respon sabilités en deux décennies en matière d’éducation, la première conséquence di recte fut la naissance et la profusion des écoles du sec teur dit privé. 

Cer tes, ces écoles furent et sont d’un secours considérable dans la  formation des jeunes. Mais la déviation lue en elles axée entre autres sur un cer tain clientélisme qui les Caractérise dans  la mesure où les élèves  « clients »  sont gardés dans les effectifs malgré leur résultat à la fin d’une évaluation a fait que les col lèges et athénées de grand renom qui jadis ont formé la plupart des cadres de notre pays soient plus ou moins contaminés par cette dévia tion et fassent faillite. Les ef­fectifs sont exagérés, la rigu eur et la discipline ont diminué, l’esprit d’émulation a dis paru. Le deuxième corollaire a été motivé  par un acte grave posé par une autorité politi que responsable de l’éduca tion nationale à savoir: la suppression de l’exercice de dis sertation à la session des examens d’Etat sanctionnant la fin des études secondaires pendant 7 ans soit de 1987 à 1993.

Aussi a-t-on constaté pen dant toute cette période un relâchement, un désintéres sement pour la dissertation. Cet exercice d’esprit testant la maturité, le bon sens, la capacité d’appréciation et de jugement pour la jeunesse. Il a été lance sur le marché des milliers des diplômés d’Etat ne maîtrisant pas l’écrit et demeurant artificiels dans le raisonnement et la réflexion. De façon innocente, l’univer sité est obligée de leur ouvrir ses portes et demeure inca pable de les faire passer de leur niveau de rabais à la mesure convenable.

Cette situation est facile à comprendre. L’université dans son rôle premier n’enseigne pas aux étudiants les notions scientifiques rudimentaires,  mais elle part du fondement lancé aux deux cycles précé dents pour inculquer à ses disciples les principes d’analyse, de recherche et d’invention. Le candidat universitaire qui a donc raté sa formation de base aura échoué toute sa vie profes sionnelle. Les finalistes re commandés par leurs établissements pour la recherche et un stage professionnel cons tituent un exemple poignant. Ils torturent ou mieux marty risent la langue de Voltaire à leur guise: fautes monstrueu ses d’accord, usage abusif des articles, phrases agram maticales.

Le tableau tel brossé ci- haut constitue un désastre, une hécatombe voire un crime contre l’humanité. Voilà le plus grand défi à relever pour le gouvernement de la 3ème République dite démocratique et sensé appliquer les princi pes de bonne gouvernance, de respect de la respublica, du droit à la vie garanti pour tous les congolais, du partage des biens de l’Etat avec ceux qui le méritent... Car, le fléau le plus grave qui freine le développement des congolais est d’ordre mental. Un lavage de cerveau est plus qu’impé rieux. L’intellectuel congolais Mabika Kalanda avançait déjà à ce sujet des propos prophé tiques à la parution de son oeuvre : la remise en  question, base du développement.

Nous sommes obligés de prendre conscience des maux qui ont rongé le pays pendant des décennies et chercher à les éradiquer cha cun dans son secteur de tra vail pour l’intérêt supérieur de la patrie.

Le gouvernement dont la liste venait d’être publiée a donc de pain sur la planche. Secondé par d’autres institu tions d’appui à la démocratie, son plus grand défi à relever à notre humble avis est celui de faire du secteur de l’éducation sa priorité des priori tés. Pas comme slogan creux mais y investir des sommes faramineuses d’argent afin que le crime intellectuel commis jusqu’alors ne devienne meurtre universel. Sur le plan purement didactique, l’auto rité s’attellera à refondre les programmes d’enseignement à tous les degrés afin de les adapter aux besoins réels de développement. Un accent particulier sera mis sur Il filière technique.

(Ern.)

Kitumbo Matthieu/La Référence Plus 

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Peter Merckx,
11 Jan 2010, 04:56
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Peter Merckx,
11 Jan 2010, 05:22
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Peter Merckx,
11 Jan 2010, 05:21
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Peter Merckx,
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Peter Merckx,
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Peter Merckx,
11 Jan 2010, 05:12
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